Écrit par Audrey Blain

« Mais qu’est-ce que je fais dans ce bullshit job ? ». C’est LA question existentielle qui tourne en boucle dans ta tête du matin au soir et à laquelle tu désespères de trouver un jour une réponse. Tous les matins tu traines des pieds pour aller au boulot, t’as le moral dans les chaussettes à force de t’ennuyer à mourir dans ton travail, tu as remarqué une ressemblance frappante entre ton boss et Cruella d’enfer et t’es tellement à cran que si quelqu’un a le malheur de te doubler dans la queue de la cantine, tu risques de faire plus de dégâts qu’Hiroshima et de tout envoyer balader !

Tout avait si bien commencé…

Pourtant ce taff, tu l’as choisi. Parce qu’il te faisait rêver ou parce que tu avais besoin du salaire pour payer tes factures, certes ! Quoi qu’il en soit, personne ne t’a menacé de couper ton abonnement Netflix ou de pousser mémé dans les orties (la pauvre !) si tu ne sautais pas sur CE job, là, maintenant, tout de suite. Et puis, soyons honnête, en général, un nouvel emploi, ça fleure bon le nouveau départ : nouvelles missions, nouvelles responsabilités, nouveaux collègues, et tu n’étais à cette époque-là qu’enthousiasme et optimisme.

« I want to break free »

Oui mais voilà, aujourd’hui, t’en es plus du tout là. Enthousiasme et Optimisme ont laissé place à Ennui et Désarroi et tu te demandes pourquoi t’es encore là. Tu rêves de tout lâcher. Tu vois des annonces ouffisimes de no bullshit jobs sur job_that-makesense et tu t’imagines heureux et épanoui en cascadeur, responsable humanitaire ou prof de yoga. Oui mais… tout recommencer ça fait un peu flipper en fait. Carrément même ! Et te revoilà déprimé à l’idée de rester coincé dans ce bullshit job forever.

Pris au piège dans mon job

Heureusement, il existe d’autres moyens que de tout envoyer bouler pour retrouver enthousiasme et optimisme au travail. Et comme je suis sympa, je te donne quelques conseils d’amie pour être moins paumé.e dans ta vie professionnelle. Parce que j’avoue que moi aussi je suis passé par là, et que je n’ai pas du tout kiffé cette période. Et entre bullshit jobbers, il faut bien se serrer les coudes !

Donner du sens à son bullshit job

Step 1 : quitter le côté obscur de la force.

Pour sortir de la spirale infernale de la négativité dans laquelle ennui et désarroi t’ont entraîné, le plus important, c’est de RE-LA-TI-VI-SER et même, si tu es prêt à quelques efforts supplémentaires, de PO-SI-TI-VER. Et oui, ce job, si en y réfléchissant bien tu n’es pas prêt à le lâcher, tu vas devoir faire avec encore un petit moment. Alors autant lui trouver des aspects positifs et même pourquoi pas… des avantages ! Plus facile à dire qu’à faire ? Allez, encore une fois, je suis sympa, tu peux piocher quelques idées pour t’aider à commencer ta « positive list » et te sentir plus épanoui.e au travail :

  • « Comme Géraldine part en congé mat’ dans une semaine, qui c’est qui va reprendre son projet cinq étoiles ? C’est Bibi ! » (Bibi c’est toi, je précise, au cas où…)
  • « Pouvoir aller au bureau en vélo c’est quand même top niveau qualité de vie » (et pour ton summer-body aussi) 😉
  • « J – 12 avant mes vacances en Crète » (que tu n’aurais pas eu le luxe de t’offrir sans ton salaire bien entendu, donc, avantage. CQFD)
  • « Antoine de la compta, il est quand même vachement sympa » (Et sexy. Et célibataire… mais je dis ça, je ne dis rien)

Donc ta mission si tu l’acceptes : faire la liste la plus longue possible ! Même de petites choses qui te semblent insignifiantes, parce que plein de petits « rien » finissent par former un grand « tout ». Sans nier la réalité, l’objectif est de te nourrir de ce qui va bien et t’obliger à voir le bon côté des choses pour t’aider à te remettre dans un « mood » positif.

 

Step 2 : redonner du sens à son emploi.

Le sens, comme l’explique si bien Marion dans son article « Un job de sens… Mais quel sens ? » (que je t’invite à lire, mais pas tout de suite, finis d’abord cet article), c’est personnel. Et en faisant un petit effort, tu te rappelleras sûrement que ce bullshit job qui aujourd’hui te fait autant envie que les Choux de Bruxelles de la cantine, tu l’as choisi parce qu’il représentait quelque chose pour toi. Alors certes, il n’est peut-être pas à la hauteur de ce que tu attendais, mais il ne tient qu’à toi de lui (re)donner du sens. Par où on commence ? Par se poser. Se recentrer. Réfléchir. Pas à ta prochaine réunion ou à la longueur de ta TO-DO list. Non. Une vraie réflexion. Centrée sur toi-même : tes besoins, tes envies, tes attentes. Sur ce qu’il te faut A TOI pour arriver (et surtout repartir) au boulot avec la banane : plus de reconnaissance, d’autonomie, de missions, du télétravail… It’s up to you 😉

 

Step 3 : exprimer ses besoins.

Maintenant que tu as clairement identifié ce dont tu as besoin pour (sur)vivre dans le monde du travail, il faut l’exprimer. Clairement. Exit les sous-entendus, messages subliminaux et autres moyens détournés (et totalement inefficaces) de faire passer le message. Pour t’aider à te lancer si affronter ton boss te fait flipper, saches que ton manager n’a aucun intérêt (à part si c’est un pervers, sadique et frustré, mais ça, c’est un autre sujet) à avoir dans son équipe un collaborateur déprimé, démotivé… et donc moins productif ! Il a donc tout intérêt à être à l’écoute, pour que vous puissiez trouver ensemble une solution bénéfique pour vous deux : pour toi, parce que tu te sentiras mieux dans ton job, et pour lui parce que tu n’en seras que plus productif.

 

Step 4 : profiter de la vie.

Et oui. Argument certes bateau, mais on ne le dira jamais assez : il n’y a pas que le travail dans la vie ! Donc, même si, malgré tous les efforts que tu viens de faire pour te sentir mieux dans ton taff, il y a un jour où tu es sur le point de replonger, RESISTE (prouve que tu existes !). Comment ? En te concentrant sur le « reste », les petits plaisirs de la vie. Parce que OUI ! Il y a plein d’autres raisons d’être heureux que le travail dans la vie !