Écrit par Marion Bard

Tu entends son nom à longueur de journée, à chaque terrasse, chaque coin de rue ? Il te suit dans ta vie pro et perso, t’envoie même des notifications “push” sur tes réseaux sociaux ? Pire, il parvient à s’inviter dans ton sommeil ? Ça ne fait plus aucun doute. Tu es dans le viseur du pire prédateur des temps modernes, celui qui tourmente les Y… LE SENS !

Attention, crise existentielle is coming

Alors, tu aurais envie de prévenir tes potes pour les préserver de cette tumulte psychologique, leur dire de se calfeutrer dans leur bureau à la Défense et de ne jamais détourner le regard de leur tableau Excel. Le truc, c’est qu’il n’est franchement pas facile à décrire ce prédateur. J’offre un sandwich (à la fraise, #référenceculte #RRRrrr) à quiconque serait capable d’en dresser le portrait robot !
Et c’est bien là où on veut en venir.

On se décomplexe 🙂

Le sens est purement subjectif, et ton job de sens ne sera pas le même que son job de sens. D’ailleurs, si on voulait vraiment chipoter, on pourrait dire que le terme “le sens” n’a pas lieu d’être, puisque ce n’est pas quelque chose d’universel. Bref, là on part trop loin. Tout ça pour dire que ta définition du mot sens ne sera pas la même que celle de tes voisins de RER, et c’est ok ! Sauf qu’à l’ère du switch professionnel et des podcasts qui dépeignent les success story de ceux qui ont trouvé du sens en relevant les défis sociétaux et environnementaux d’aujourd’hui, tu peux vite te culpabiliser quant à l’ambition de ton sens. Alors que, encore une fois, c’est ultra perso ! D’ailleurs, Karim Duval l’illustre parfaitement dans sa vidéo “le slip chinois” (NB: si toi aussi ton sens dans la vie c’est la thune, ne t’auto-flagelle pas comme Dobby on est sûrs que tu feras les plus beaux slip jetables ever !)

Et pour rajouter un peu de complexité à tout ça, tu fais peut-être partie de ceux qui se martèlent le cerveau à longueur de journée avec la fameuse question “quel sens je veux donner à ma vie pro ?” Trouver ton sens, c’est un peu le résultat d’un (parfois long) cheminement. Ce cheminement t’amène à trouver la mission qui t’anime toi, et peu importe que ce soit sauver les abeilles ou faire de la maintenance d’ascenseurs (true story, on te conseille le brillant podcast de Génération XX). C’est la réponse à ton “pourquoi”. Ce pour quoi tu aurais envie de te lever le matin, ce à quoi tu aurais envie de donner ton énergie.

Pas de panique, nous sommes là pour toi !

👉 Petit conseil d’amie pour trouver ton “pourquoi” et donc ton sens (tu nous suis ?!): regarde du côté de ce qui te met en colère et te révolte, ça te donnera de précieux indices !

👉 Deuxième conseil d’amie : n’oublie pas d’avoir des moments de déconnexion. Car, à trop chercher son sens, on ne trouve plus de sens nulle part ! C’est comme en amour, plus tu cherches, moins tu trouves ! Et un Homme averti en vaut deux. Si tu cogites en permanence sans mettre ton cortex cérébral en “pause”, tu finis par rêver la nuit que tu es embauché.e en tant que conseiller chez Pôle emploi. Et, ni une, ni deux, tu te réveilles en sueur ! #Çasentlevécu.

Un sens, des directions

Bien. Maintenant que tu as cherché du côté de tes colères, creusé ton pourquoi, questionné tes envies et observé tes moments de plaisir, sans oublier des moments de déconnexion, tu y es…“YOUPIIIIII, J’AI TROUVÉ MON SEEEEENS !!” Ah oui ?! Minute papillon ! Garde bien à l’esprit que c’est ton sens à l’instant T, mais qu’il peut ne plus l’être dans quelques temps. Tu évolues avec l’environnement qui t’entoure. Quand celui-ci change (très vite), tes envies changent aussi… Et donc, ton sens aussi.

Tu l’auras compris, trouver son son sens et, in fine, son job de sens, n’est pas un long fleuve tranquille. C’est réussir à prendre conscience de sa place, aussi petite soit-elle et de son rôle, aussi grand soit-il. Et comme on a dit beaucoup trop de fois “sens” dans cet article, on va s’arrêter là pour cette fois. Sens qui peut !

Photo by Daniel Jensen on Unsplash